Dissidia 012 [duodecim] – Final Fantasy

L’hommage à la grande saga de RPG continue

Publié le 12/04/2011 | Par Xio | Catégorie : Tests complets

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Hommage ou fan-service ?

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Clairement annoncé avec le premier opus, Dissidia est là pour faire vivre des combats titanesques avec les protagonistes des différents opus de la saga. Le premier épisode a eu son effet sur la communauté de fans lors de son annonce, et après un long silence de 18 mois, le jeu voyait enfin le jour dans les bacs japonais. Le succès est immédiat et Dissidia devient même le jeu le plus vendu de la PSP en seulement quelques jours. L’éditeur n’hésite pas à exporter son produit dans les contrées occidentales, neuf mois plus tard (et oui doublages, traduction, etc.), et les résultats sont là : Dissidia est un carton international.
Quelques mois plus tard (après la sortie européenne), Square Enix annonce la suite de son jeu hommage avec ce nouvel opus. La question de l’hommage est bien sûr remise en question. On observe que l’éditeur japonais va continuer son fan-service et faire de Dissidia une véritable franchise pour la nomade actuelle de Sony (et peut être faire le pas vers sa petite sœur : la NGP ).

Comme d’habitude avec Square Enix, les graphismes sont incroyables

Dissidia va donc suivre de très près la saga Final Fantasy. Cependant la « jeune » série va-t-elle suivre le même parcours que son aîné, qui est en perte de vitesse depuis quelques années : le partage de la communauté avec le XII, un succès non unanime avec le XIII et un échec cuisant avec le XIV. Les derniers épisodes n’ont pas su convaincre les joueurs comme les précédents opus tels que Final Fantasy VI (qui reste à l’heure actuelle le meilleur de la série et par conséquent un chef d’œuvre). Dissidia 012 [duodecim] va-t-il s’imposer comme un incontournable de la nomade de Sony et perpétuer l’hommage à la saga légendaire avant un renouveau éclatant ou simplement démontrer que Final Fantasy n’existe plus que par son nom et son passé.

Véritable suite ou simple add-on ?

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Il faut admettre que réaliser une suite aux jeux de combat est quand même très particulier. Lorsqu’un épisode voit le jour, les joueurs doivent attendre longtemps avant de voir un nouvel opus original et qui marque une véritable évolution de la série. Vous l’aurez compris, je vise directement Street Fighter. Le second épisode a marqué l’histoire du jeu vidéo. Mais entre sa sortie et celle de l’excellent Street Fighter III, il faut compter cinq nouveaux jeux ! Et ces derniers ressemblent plus à des mises à jour du jeu original. Évidemment, je critique Street Fighter mais TOUS les jeux de combats le font, alors pourquoi pas Dissidia ?

« Dissidia premier du nom offrait un contenu colossal pour un jeu PSP, duodecim suit la même voie et vise même encore plus haut. »

 

 

 

Une rencontre hétéroclite que seul Dissidia peut proposerAu menu donc, on retrouve huit nouveaux personnages supplémentaires jouables : Lightning (FF XIII), Vaan (FF XII), Prishe (FF XI), Yuna (FF X), Laguna (FF VIII), Tifa (FF VII), Gilgamesh (FF V) et Kain (FF IV). Aucun nouveau mode de jeu, on retrouve ici les classiques du premier opus : Histoire, Arcade, Versus et Collection. Cela dit, on note une refonte du mode histoire qui en plus de proposer son damier et la gestion des combats contrôlés par le joueur.
Entre deux phases «d’échiquier », le joueur contrôle l’avatar sur une mappemonde ! En effet, vous déplacer votre héros sur une carte libre avec des coffres parsemés un peu partout et des combats style Final Fantasy XIII, c’est à dire, vous voyez votre ennemi, sur la carte, vous pouvez le taper pour vous donner un avantage dans le futur affrontement ou contraire subir une attaque de ce dernier pour commencer le duel avec un handicap. Honnêtement cette phase de jeu n’apporte rien, mais elle est seulement ici pour marquer un hommage à la série et faire battre le cœur des fans. Petit rappel : la dernière apparition d’une mappemonde comme celle-ci remonte à 2000 avec Final Fantasy IX.
Au niveau du système de combat, les bases étaient solides donc il y a très peu de nouveautés. Seul ajout majeur, la présence maintenant d’un « assist. ». En effet, vous pouvez sélectionner un autre personnage parmi le casting du jeu. Et pendant le combat vous pouvez faire appel à ce dernier pour effectuer soit une attaque normale ou une attaque puissante. Ce nouvel élément de jeu permet de casser les boucles perpétuelles d’esquives et contre-attaques vaines présentes dans le précédent opus. De plus il peut marquer un équilibre entre les personnages d’une équipe, par exemple Laguna est spécialisé dans les attaques éloignées avec ses armes à feu associé avec le Chevalier de la Lumière qui lui privilégie le combat rapproché, cela forme une équipe polyvalente et redoutable.

Un cadeau énorme ou en kit ?

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Dissidia premier du nom offrait un contenu colossal pour un jeu PSP, duodecim suit la même voie et vise même encore plus haut. Le joueur est à la limite de détenir une véritable encyclopédie dédié à Final Fantasy. En plus d’une trentaine de personnages jouables, le jeu offre un mode histoire qui tiendra le joueur une poignée d’heures. Mais suite à ça, il est possible de revivre les événements du premier opus intégralement avec l’ajout de la mappemonde.

« Seul bémol de ce duodecim : une traduction immonde. Des fautes et des erreurs de traduction dans tous les sens, les menus et les descriptions laissés en anglais, et j’en passe. »

 

 

 

Et ce n’est pas encore fini, Dissidia 012 [duodecim] permet d’écouter les morceaux cultes de chaque épisode. Et cette bibliothèque peut être amplifiée moyennant un petit passage sur le PlayStation Store et en déboursant quelques yens. En effet ce service n’est disponible, pour l’instant, uniquement qu’au Japon, mais son arrivée sur le PS Store Européen ne devrait pas tarder.

Dans Dissidia le travail fait ingame rend honneur aux concepts arts

Et comme les jeux de baston d’aujourd’hui, il est possible d’avoir des costumes alternatifs. Pour cela il faudra vider un petit peu votre portefeuille sur PS Store (et une fois de plus), ainsi vous pourrez obtenir le costume de Tifa imaginé par Yoshitaka Amano (chara-designer de Final Fantasy I à VI, concept artist du VII au X et illustrateur du XI au XIII), les costumes de Kingdom Hearts pour Cloud, Sephiroth et Squall ou encore des costumes issus de concept art, voir l’image ci-contre pour Djidane de Final Fantasy IX. Toujours réservé au Japon, ces DLC arriveront d’ici peu dans nos contrées et pour ceux qui auraient qui craqué pour l’édition collector, vous aurez le droit à deux costumes gratuit pour faire patienter.
Enfin, Square Enix offre une option rien que pour les fans. En effet, il est possible d’écrire ses propres dialogues et donc de créer ses propres histoires en mettant en scène n’importe quel personnage. Et pour finir, il est possible de partager via internet vos créations. Dissidia 012 [duodecim] a donc un contenu à la limite de l’infini, Square Enix offre LE jeu aux fans de Final Fantasy.
Les traductions horribles de DissidiaSeul bémol de ce duodecim : une traduction immonde. Des fautes et des erreurs de traduction dans tous les sens, les menus et les descriptions laissés en anglais, et j’en passe. Au final, Dissidia 012 [duodecim] est un véritable torchon au niveau de la localisation, une erreur de la part de Square Enix qui va lui couter très cher. Autant laissé le jeu tout en anglais pour un minimum de compréhension au lieu de faire une demi-traduction lamentable.

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★★★½☆
Un énorme add-on qui ravira tous les fans de la saga malgré une localisation pitoyable (donc 3,5 au lieu de 4).

 

Une suite au jeu hommage très convenable malgré ses nouveautés timides au niveau du gameplay, mais colossale au niveau du contenu avec des possibilités incroyables. Dissidia 012 [duodecim] réalise une belle performance, à l’instar d’un Super Street Fighter IV. Idéal pour faire patienter les joueurs jusqu’à un vrai nouvel opus qui verra le jour soit sur console de salon ou sur une autre console portable. Un indispensable pour les fans, un bon jeu pour les autres.

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note des lecteurs
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (1 avis)
Éditeur : Square Enix
Développeur : Square Enix
Combatpegi 12
Sorti le 25 Mars 201
Testé en Mars 2011
PSP

Mots-clés : dissidia, final fantasy, PSP, PSP Go, Sony


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