Alan Wake : The signal & The writer

Publié le 06/11/2010 | Par Phae & Kaham | Catégorie : Tests complets

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Alan wake a bénéficié tout au long de son développement d’un soin tout particulier au niveau de l’écriture, de la mise en scène, et aussi du découpage des “niveaux” en épisodes. Inspiré très largement de Twin Peaks, pour son côté énigmatique et sombre. Ce petit bijou d’immersion développé par Remedy revient sur le devant de la scène avec deux DLC distincts : The signal et The writer. Ayant suivi le facétieux écrivain qu’est Alan Wake tout au long de son aventure horrifique au cœur de la petite ville perdue qu’est Brightfall, je ne pouvais qu’attendre avec impatience et aussi une pointe de crainte ces DLC, prolongeant l’histoire d’Alan au sein de l’Antre noir…

SPOILLLLLLLL !!!!!:

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Comme l’indique si bien mon titre de partie, les DLC au delà de simples contenus additionnels genre cartes ou armement supplémentaires proposent de vivre la suite directe de “la fin” de l’histoire telle qu’on la connait en arrivant au dernier chapitre du jeu. Pour ceux n’ayant pas fini le jeu, ces 2 épisodes risquent fort de vous révéler la fin et nous ne pouvons en parler sans révéler des détails qui compromettront l’expérience unique qu’est Alan Wake, alors si vous êtes dans l’optique de faire le jeu, je vous recommande fort d’arrêter votre lecture à cette ligne !

De toute façon, vous devez posséder le jeu pour pouvoir jouer à ces extensions, donc si vous ne l’avez pas encore, je vous conseille de commencer par lire notre test d’Alan Wake, et pourquoi pas de tenter cette superbe aventure.

Antre noir et gris :

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Alan a donc réussi à sauver sa bien aimée, mais à quel prix : tout comme Thomas Zane, il est désormais prisonnier de l’antre noir et son esprit chavire dans l’insondable folie, poussé par l’ombre noire (représenté par la tornade dans le jeu originel), il sombre petit à petit dans un délire mêlant souvenir et pulsion auto-destructrice.

Seulement dans “The signal” Thomas Zane, ayant vécu les tourments de l’antre noir, est le seul à pouvoir l’aider à reprendre pied et faire retourner notre héros vers un état de conscience suffisant pour qu’il reprenne le dessus sur cette folie qui le ronge de l’intérieur.

C’est dans ce contexte qu’il va lutter contre une projection de lui même, matérialisée par des télévisions projetant l’image d’un Alan wake manifestement fou. L’Alan Wake que vous dirigez est avant tout une image “physique” de la partie encore capable de raison, armé de sa lampe et de son arme, Alan va courir après Thomas Zane, ou le maigre filet de conscience qu’il représente pour combattre sa folie intérieure. Son arme devient un processus conscient de suppression et sa lampe torche un processus qui lui permet de mettre en lumière ce qui se cache au fond de lui.

L’écriture et la mise en situation fonctionne étonnamment bien dans ce DLC. On court après la lumière, combattant ce que “l’Alan à l’intérieur de l’écran” nous envoie pour nous barrer la route, sorte de monstres sadiques et irrationnels créant les outils de sa propre destruction. On revisite des lieux et des situations connues, les abordant sous (si j’ose dire) un jour nouveau. Aidé de Barry qui n’est pas vraiment là d’ailleurs, sorte de guide âme lorsque la lumière de Zane se perdra dans la nuit, l’agent du célèbre écrivain ne se fera d’ailleurs pas payer pour lui rappeler de façon cinglante… Avec une voix off décrivant les pensées d’Alan en fonction des situations, “The signal” est un chapitre à part entière dans cette histoire envoûtante, que ce soit en terme de durée de vie, comme en terme de qualité.

Seule différence majeure, c’est vous qui “écrirez l’histoire” en illuminant les mots qui prendront forme dans ce monde fantasmé, vous entendrez d’ailleurs les touches de la machine à écrire taper, seul véritable arme contre vous même…

Je vais me faire discret sur cette partie, puisque je n’ai pas fait « The Signal ». Et puis tu nous en as fortement bien parlé ! En lisant ma fiche, je vois que ce DLC est vendu 560 MSP, soit environ 6,50 € (et ceux qui achètent le jeu neuf ont un code pour le télécharger gratuitement), mais quelle est la durée de vie moyenne mon petit Phae, avant que tu te penches sur « The Writer » ?

“The signal” jouit d’une durée de vie plus conséquente que “The writer”, il se rapproche d’un épisode standard du jeu soit entre 1 heure et demi et 1 heure 45 min. Bien sûr tous les “rushers” de service le finiront rapidement, mais il ne faut pas oublier qu’il y a tout comme dans “The writer” des objets symboliques à récupérer (ici le réveil matin !) pour finir ces DLC à 100%.

Qui est venu en premier ? L’écrivain ou l’écriture ?

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“The writer” quant à lui s’inscrit dans une suite logique de “The signal” : ayant émergée de la folie dans laquelle Alan coulait petit à petit, votre partie consciente cherche à reprendre le dessus définitivement, voire même trouver un moyen de quitter l’Antre noir…

Dans cette suite directe Thomas Zane est toujours là pour éclairer le chemin jusqu’au chalet, mais c’est aussi le cas de Barry, qui sera encore plus acide que jamais, vous pourrez entendre par exemple : “Alan tu te rends compte que tu es menacé par ta propre imagination ? C’est comme si ton super pouvoir se retournait contre toi !”. Incisif, il ne sera pas le seul à l’être, votre partie obscure n’hésitera pas à déployer toute sa folie pour tenter de vous tuer !

Alan Wake est un gros taré, c’est sûr. Remedy arrive à transformer son jeu en un univers de folie subtil, dérangeant sans être malsain. Voilà à quoi pourrait ressembler la folie d’un artiste, qui plus est un écrivain.

Encore une fois ce sont les mots, seul véritable pouvoir qui vous fournira armes, munitions, feu de Bengale, et piles pour votre torche. À vous de faire toute la lumière sur votre capacité d’écriture ! Cependant, la folie une fois identifiée, cette dernière ne cherchera pas à cacher sa vraie nature : les décors sont ici torturés, surréalistes à l’image de l’énorme roue de Hamster dans laquelle devra évoluer Wake.

Les développeurs se sont lâchés sur le level design, et se permettent des architectures de niveau abracadabrantesques faisant rapidement la lumière sur la démence et l’enfermement de Wake. C’est pour moi l’originalité de ce DLC par rapport au jeu : des niveau surréalistes, une progression plus ludique que dans le jeu original.


« The Writer », c’est aussi de nouvelles façons de jouer avec la lumière pour progresser, parfois surprenantes, souvent intelligentes. C’est peut-être aussi trop peu de combats, mais des phases de gameplay malgré tout variées.

Bien d’autres surprises vous attendent dans ce deuxième DLC qui, s’il s’avère au final bien plus court que le premier ne perd rien de sa force scénaristique et de son immersion. Vous serez happé par cette force de l’univers, par la psyché complexe et torturée d’un écrivain en recherche de son “moi intérieur”, The writer conclu en beauté une “série” prenante digne d’une vraie bonne série télé (genre Battlestar Galactica) avec un brio qui vaut bien les quelques deniers que vous allez investir.

Difficile pour moi de parler de scénario sur ce DLC très court. Entre 1 et 2 heures de jeu, c’est trop juste pour mettre en place une quelconque histoire. Il me parait du coup indispensable d’avoir fait The Signal avant, et bien entendu le jeu complet. Ceux qui ont adoré Alan Wake n’auront rien à reprocher aux DLC si ce n’est le fait de devoir une nouvelle fois rallonger l’addition de 13€ pour les deux extensions.

Un indispensable, si vous avez adoré l’univers d’Alan Wake, une acquisition conseillée si vous avez apprécié, dispensable si vous êtes passé à côté, you choose !

Mots-clés : Alan Wake, DLC, Xbox 360, xbox live


Commentaires (4)

même si en effet j’ai bien aimé jouer à Alan Wake, ce DLC « the writer » m’a vraiment laissé une impression de trop peu. en même pas 1h c’est torché… mouais. Mais bon ce fut intéressant de se replonger dans l’histoire

C’est vrai que ces chapitres sont un peu court, mais l’histoire d’Alan Wake se déguste comme un bon roman, ou une bonne série… Battlestar c’est 45 min, mais 45 minutes de bonheur, pareil pour Lost ou Stargate ! Mais on reste quand même sur l’idée qu’ils auraient mérités d’être intégrés dans le jeu originel ! (ça c’est sur !)

J’ai préféré de loin The Writer, il nous apporte beaucoup plus vis à vis de l’histoire et il est moins linéaire que The Signal aussi.

Reste néanmoins 2Dlc qui apporte tout de même un vrai plus à Alan Wake Original.

Ces 2Dlc ne sont pas nécéssaire mais vivement conseillés pour le plaisir que procure ce jeu premièrement et deuxièmement pour une meilleur compréhension de l’hstoire je trouve.

Je suis assez d’accord avec toi, cependant « The signal » propose largement plus de temps de jeu que the writer et c’est bien dommage, mais dans l’absolu, Alan Wake en général est un jeu incontournable je trouve !

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