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Que les choses soient bien claires. Non, je n’avais pas joué à God of War avant 2010. Oui, j’ai même fini God of War 3 avant le premier. Mais bon, avant que Phae ne me contamine, il n’y a eu que des ordis entre la MegaDrive et la Xbox. M’est passée sous le nez la Playstation ! Sous le nez les consoles Nintendo, et la PS2… je n’en ai fait l’acquisition que maintenant, après la PS3. À vrai dire, God of War fait parti, avec Ico et Okami, des licences qui m’ont poussé à faire un retour vers le passé.
Pour ma part n’étant pas « fan » de hack & slash, suite au « harcèlement dithyrambique » d’un ami au sujet de GoW, j’ai attaqué par le jeu sorti sur PSP, et conquis par les périples de Kratos j’ai vite mis la main sur GoW 2 encore disponible à l’époque sur PS2 : dans les deux cas, une claque vidéoludique ! S’en est suivi l’acquisition de GoW 3 et de GoW Collection récemment sorti !
—> Ça y est j’ai enfin joué à tous les chapitres de la saga ! (^_^)
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J’espère pouvoir apporter une vision neuve d’un vieux jeu, avec le recul nécessaire, que n’ont plus les fans de la série. Car oui, la série des God of War est devenue culte. Et même si Sony a sorti récemment une version HD des deux premiers opus, c’est la version d’origine que j’ai voulu tester.
Quant à moi je me suis essayé à la version remasterisée « HD » sur PS3, n’ayant pas le titre PS2 original. (^_^)
Et je n’ai pas été déçu. Techniquement, on a du mal à croire que le jeu a déjà cinq ans. Que ce soit techniquement ou en terme de gameplay. Ce premier opus a même encore des leçons à donner à certains Beat Them All de la génération actuelle. Car oui, ce petit jeu a établi de nouvelles bases pour le genre, que peu de jeux ont tenté de réinventer. Le troisième opus de la série garde d’ailleurs les mêmes mécaniques, les mêmes commandes, la même interface.
Effectivement, sur les trois volets les commandes sont très semblables, juste quelques petites adaptations à chaque fois : ayant joué à GoW 1 (version collection) sur la PS3, le seul reproche à faire concernait l’utilisation de la gachette R2 pour ouvrir les portes : pas très pratique avec une manette PS3 ! Sur GoW 2 cette manip a été changée en R1 + rond qui simplifie les choses et évite les crises de nerf (surtout lors du défis d’Hadès où il faut ouvrir huit portes avec des boules de feu qui nous arrivent dessus sans arrêt ! → un calvaire avec cette « foutue » gachette R2 de la PS3). Sinon l’aspect graphique « old school PS2 » est très vite gommé par l’intérêt et le rythme suscités par l’histoire.
Dès le début, le jeu nous en met pas mal dans la face. Le rythme hyper soutenu est gardé tout au long du jeu, que ce soit en terme d’ennemis, ou de la fréquence des boss. Je trouve d’ailleurs qu’on est plongé un peu trop vite dans le bain. On ne comprend pas toutes les motivations du personnage, expliquées au fur à mesure du jeu, par des cinématiques sublimes.
Je me suis souvent demandé pendant le jeu : « au fait, Kratos, pourquoi dèjà il se bat contre Arès et pourquoi les autres dieux lui viennent en aide ??? ». Je ne sais plus du tout à vrai dire s’il y a un speech au tout début du jeu ou pas. :-S
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Imposer un personnage n’est pas une chose aisée, mais Kratos s’en sort haut la main. Malgré son sadisme, sa cruauté et sa violence sans limite, on s’attache au personnage, et on ne lui souhaite que la victoire. Kratos, un chef militaire humain, décide de s’attaquer à un Dieu Olympien en personne, afin de défendre Athènes, sous l’assaut du Dieu de la Guerre, Arès. Bon, c’est bien plus compliqué que ça, mais je vous laisse le plaisir de découvrir cette histoire en jouant au jeu !
S’attaquer à une période ancienne de l’histoire, tout en y mélangeant largement des aspects mythologiques est également une chose assez risquée. Mais cela fait tellement du bien de voir autre chose qu’une énième guerre mondiale ! Les décors et l’ambiance sont du coup uniques, et on arpente Athènes, ou les temples grecs tout en rencontrant les figures de la mythologie : Zeus, Athéna, Poséidon, Aphrodite, … Dépaysement garanti.
Arès envoie pour détruire la ville d’Athènes une armada d’ennemis monstrueuse, allant du simple sbire au centaure, en passant par le cyclope. Des ennemis qu’il faudra terrasser entre quelques phases de plateforme bienvenues, ou d’énigmes Tomb Raideresque.
C’est loin d’être une reconstitution ultra fidèle de la Grèce antique telle qu’elle est retranscrite dans les manuels scolaires, beaucoup de libertés ayant été prises, mais toute la fantasmagorie de cette époque est présente dans le jeu et poussée à l’extrême avec des décors monumentaux et une profusion de bébêtes mythologiques en veux-tu en voilà ! [J'ai toujours cru qu'il n'y avait qu'un seul minotaure ! Ben en fait non ! Il a plein de petits qu'on s'empresse d'exploser tout au long du jeu !]. Bref, on a affaire à un véritable et très bon péplum hollywoodien ! :-)
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