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La naissance du nouveau Splinter Cell se sera fait dans la douleur. Le précédent volet des consoles de salon date de plus de quatre ans, mais il y a une explication à cela : en 2007, Ubisoft avait présenté une démo de Splinter Cell Conviction qui se démarquait franchement de la série. Sam Ficher ressemblait à un clochard, n’était plus agent, et le gameplay devait être principalement basé sur le camouflage dans les foules, repris par Assassin’s Creed. La même année, Ubisoft annonce que le développement du jeu est annulé, ou plus précisément, il est repris depuis le début. Toutes les idées sont abandonnées, et on repart sur de bonnes bases.
Il me semble clair que l’infiltration qu’on attend d’un Splinter Cell ne pouvait marcher sur le principe d’un Assassin’s Creed : en effet l’infiltration n’a d’infiltration que le nom dans le titre précité. Loin de moi l’idée de dire qu’Assassin est mauvais, mais l’infiltration n’étant pas le cœur du jeu, il peut se permettre d’avoir un système somme toute fonctionnel mais véritablement trop simple pour qu’il colle à la peau d’un poissonnier !
Encore une fois, Ubisoft est quand même l’un des seuls developpeurs/éditeurs à assumer un retour « from scratch » pour une licence phare, plutôt que de sortir un produit qui ne leur aurait pas plu. D’un autre côté, il est clair que l’axe pris par l’ancien Conviction allait marcher sur les plates-bandes d’Assassin et marketingment parlant cela aurait été une erreur. Ils ont donc pris une décision difficile, mais nécessaire quitte à en décevoir certains (n’est ce pas Kaham ?!?)
Ce qui est sur, c’est que malgré ce revirement, le nouvel épisode de Splinter est quand même très différent de ses prédécesseurs, sans toutefois abandonner la plupart des points forts de la série. Comme pour être dans l’air du temps, Conviction exploite les mécaniques des TPS bien bourrins comme Gears of War, Uncharted, ou La mémoire dans la peau.
Mais ne vous y méprenez pas, le jeu d’Ubisoft reste un jeu d’infiltration pour deux tiers de ses missions. C’est d’ailleurs avec un certain naturel et une excellente maitrise du rythme que les différentes phases de jeux sont alternées : infiltration, fusillades musclées, courses poursuites à pied, espionnage, …
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L’une des différences essentielles avec les précédents opus est le personnage de Sam, plus sombre, débordant de vengeance et de haine suite à la mort de sa fille et de son ami/supérieur dans Splinter Cell : Double Agent, le poussant à quitter la NSA et son boulot d’agent. Rémonté, le pêcheur (© Phae, 2005-2009) n’y va pas avec le dos de la cuillère, et fera souvent mouche, si tant est que les ennemis mordent à l’hameçon. Et pour ce faire, Ubisoft a eu la géniale idée du système marquer-éxecuter, qui renforce les capacités surhumaines de Fisher au tir. Ce système vous permet de marquer des cibles en les visant (entre deux et quatre cibles) afin de pouvoir les abattre par une simple pression de bouton. Toutefois cette capacité ne s’obtient qu’après avoir éliminé au corps à corps un ennemi.
On obtient ainsi un aspect tactique intéressant, et des scènes d’élimination impressionates : en l’espace de deux secondes, Fisher peut éliminer un homme au corps à corps ainsi que quatre zozios qu’il aura préalablement marquer/repérer. Afin de faire les choses proprement, il faut donc repérer les lieux, et choisir ses proies; quels ennemis seront éliminés à la main, lesquels seront froidement abattus en un éclair.
Le marquer-executer compense en quelque sorte les faiblesses d’une manette : là où de nombreux jeux peinent à retranscrire l’aisance meurtrière de certains personnages, Splinter Cell Conviction permet une agilité de tueur professionnel avec une facilité déconcertante. Si certains qualifieront cette nouveauté d’artifice afin de faciliter la progression, d’autres, dont je fais parti, trouveront que ce système colle à merveille avec les capacités professionnelles de Sam Fisher.
C’est vrai qu’on ne pouvait qu’être frustré d’avoir un agent surentrainé, limite surhumain, se faire tuer en tombant sur le premier péquenaud venu. Tout ça parce « cet abruti a cru voir un truc » filer dans l’ombre. Ainsi les précédents opus étaient d’une difficulté parfois vraiment élevée. Mais ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit: n’imaginez pas que vous allez faire courir Sam comme un bourrin fusil d’assaut au poing et défourailler du vilain à tout-va !!!! (c’est pas Marcus Fenix non mais !!!!)
Non, le mark and execute (oui je préfère la version anglaise. //S’pèce de snob) est une récompense, vous devrez gérer les rondes ennemies, surprendre et éliminer silencieusement vos adversaires avant de laisser parler la poudre. Mais la dimension tacticque en est encore renforcée: marquer vos ennemis permet aussi de suivre leur ronde, de prévoir une attaque future en saisissant un de leur frère d’arme en vous en servant comme bouclier humain (miam!). Marquer un piège, genre lustre ou extincteur pour surprendre ou attirer, ou même encore tuer vos adversaires devient une seconde nature. On sent clairement que Sam a fait sortir la bête qui sommeillait en lui dans cet épisode… Sam n’est plus la proie mais bien le prédateur !
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Ce jeu est très sympa (^_^) !
C’est vrai qu’en solo on en redemande sur la durée mais on peux faire durer le plaisir avec les missions spéciales en solo/multi, alors c’est du tout bon !
J’ai essayé de rejouer à DoubleAgent mais les commandes sont complétement différentes :-S et ça perturbe beaucoup si on a bien assimilé le gameplay de Conviction qui est assez réussi !
SCConviction est très divertissant, pas prise de tête et ça c’est cool !!! C’est que du fun d’y jouer encore et encore ! (^_^)
Et j’arrête là sinon on pourrait croire que j’ai des actions chez Ubi (ce qui n’est pas le cas malheureusement !)