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Quand Bioshock est sorti, personne ne s’attendait vraiment à faire face à un tel jeu, et depuis, il est entré dans l’histoire du jeu vidéo, et sa suite tant attendue par de nombreux joueurs a vu le jour récemment. Le site Game Rankings, qui classe les jeux en récupérant les notes de plusieurs sites, a d’ailleurs classé Bioshock comme le 13e meilleur jeu de l’histoire (il occupe actuellement la 24e place).
Les développeurs parlent souvent d’une suite spirituelle à leur précédent jeu System Shock 2, qui cependant ne se passait pas du tout dans le même univers. System Shock est très semblable à Deus Ex, et pour cause, le game designer Warren Spector est de la partie dans les deux jeux.
Si je vous parle de ces deux jeux, ce n’est pas pour rien. Tous les deux des FPS, ils ont apporté une touche de fraicheur dans le genre a y ajoutant des aspects propres au RPG (inventaire, améliorations, expérience, choix…), et quiconque a joué à Bioshock ne peut nier que ces éléments sont présents, sans toutefois atteindre la profondeur des autres jeux cités.
À croire que Warren Spector est un oficionado des ambiances sombres et torturées, même sur son futur projet, Epic Mickey (le Mickey de Disney, c’est bien de lui dont je parle !) sur Wii sera sombre et décalé par rapport à l’univers coloré et gentillet avec lequel on est habitué.
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Bioshock se passe en 1960, dans une ville sous-marine appelée Rapture créée de toutes pièces par un utopiste avide de liberté. Cet ambiance années 50, saupoudrée d’influences steampunk, le tout dans une atmosphère oppressante (les nombreuses « fenêtres » sont là pour nous rappeler qu’on est dans les profondeurs des océans…) est très particulière, mais suffisament originale pour avoir été remarquée par la plupart des joueurs. On pourra ne pas aimer, car l’air y est malsain, et la ville donne parfois la chair de poule (ah oui, précisons que tout le monde est mort le soir du réveillon de 1959… à première vue en tout cas). Personnellement, j’adore ce monde que les développeurs ont créé, et il est tellement rare de voir ce genre d’univers particulier que je m’émerveille à chaque fois que j’y parcours quelques rues.
Le style de Bioshock est tellement particulier qu’il n’y a pas de demi mesure : soit on aime, soit on déteste ! (ce qui fut mon cas lors de ma première expérience de jeu, je suis revenu sur cette impression depuis, mais cela reste vrai malgré tout…). En tout cas il est impossible de rester indifférent vis à vis de Rapture, et cela peu de jeux peuvent s’en targuer !
Rapture est plutôt grande mais confinée, du fait qu’il s’agisse d’une ville sous-marine, et pseudo-ouverte (la ville est découpée en sept zones, séparées par un sas, et un chargement, tant qu’à faire…) mais loin de ressembler à la ville d’un GTA ou d’un Assassin’s Creed, que les choses soient clair ! La ville propose des environnements assez variés, malgré le fait qu’il s’agisse d’une ville immergée (bloc médical, forêt sous-marine, la zone artistique, la zone populaire, zone gelée…).
Les décors sont ultra fouillés, et grouillent de références aux années 50, tout en prenant certaines libertés artistiques. En effet, la ville avait d’abord pour but de s’émanciper des directions artistiques et politiques que prenait le monde de la surface, et de nombreux artistes ont donc forgé cette ville durant quinze ans dans une direction différente de celle du « vrai monde ».
Mais il n’y a pas que l’art. Des pouvoirs surnaturels ont été développés au sein de la ville grâce à l’ADN d’une larve trouvée en mer. Alimentés par une substance nommée Eve, ces pouvoirs s’acquiert grâce à des plasmides que des sociétés développaient à Rapture. Ces plasmides eux-mêmes s’acquiert grâce à l’Adam, présent dans le sang des habitants, et que des petites filles récoltent sur les cadavres… hum, miam miam.
Bioshock est largement axé autour de ces plasmides, que le joueur devra trouver (il s’agit de fioles) et s’injecter afin de modifier son ADN pour être capable d’utiliser plus de dix pouvoirs tels que la cryogénisation, les flammes au bout des doigts, l’apparition d’une nuée d’insectes carnivores, l’onde de choc, etc…
C’est d’ailleurs un des points que je soulèverais concernant le scénario, comme étant un défaut de prime abord : il me semble inconcevable d’arriver dans une ville sous-marine, pleine de monstres et de s’injecter un sérum dont on ne connait pas la teneur… Mais encore une fois c’est un apriori que les développeurs vont effacer au fil du jeu avec un twist scénaristique des plus bienvenus !
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