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Nous avons pu assister ce mercredi à la soirée de présentation d’Alan Wake, édité par Microsoft Game Studios. Derrière ce titre mystérieux se cache un jeu aussi prometteur qu’attendu : en effet, le studio de développement Remedy a chouchouté son nouveau projet. Connu pour l’énormissime Max Payne, Remedy a peaufiné son nouveau soft durant cinq longues années, et d’ailleurs les deux intervenants présents (Oskari Häkkinen, Head of Franchise Development (chef de projet ) et Tim Lönnqvist, Level Designer) nous ont bien fait remarquer qu’ils avaient consacré une année entière aux derniers réglages et retouches diverses pour faire d’Alan Wake une expérience unique.
Seule ombre au tableau : l’auteur du jeu, Sam Lake, n’était pas présent à la soirée, ce qui ne nous a pas empêché d’en profiter pleinement…
Surtout qu’elle était véritablement représentative de l’ambiance d’Alan Wake : sombre et envoutante !

Afin de pouvoir vous immerger dans l’univers d’Alan Wake, voici quelques infos sur l’histoire : Alan est un écrivain à succès en mal d’inspiration, qui part avec sa femme Alice dans la petite ville de Bright Falls idéalement isolée. Alan souhaite changer d’air et ainsi retrouver sa plume, mais il est loin d’imaginer que les histoires horrifiques qu’il couche sur le papier vont se transposer dans la réalité et lui faire vivre un véritable cauchemar éveillé !
Contrairement à ce qu’on aurait pu penser, Alan Wake ne joue pas dans la cour des survivals horror, mais du jeu d’action. Ses auteurs parlent également de thriller, et le rapproche souvent d’un film, et même encore plus d’une série. En effet, le jeu est découpé en épisodes, ça ce n’est pas nouveau, mais en revanche, ce qu’on a rarement vu, ce sont les scènes de résumé avant chaque épisode. Les amateurs de séries en V.O. connaissent forcément ces fameux « Previously on… Alan Wake ». Chaque épisode est donc précédé d’une cinématique previously, à priori non jouable.
On rapprochera clairement plus Alan Wake d’un TPS, plutôt que d’un survival horror et ce malgré son ambiance horrifique. Ce qui motive encore plus ce point de vue, ce sont les inspirations qui transpirent du jeu. D’ailleurs, les auteurs eux-même ont clairement revendiqué ces influences lors de la conférence de presse. En tout premier lieu nous vient à l’esprit la série télévisée Twin Peaks. Thriller « horrifique » se passant dans une petite ville isolée, véritable révélation, cette série fut aussi une des plus intenses et enivrantes expériences visuelles de son époque (à la télé bien sûr). On ne manquera pas de remarquer un souffle Stephen Kingien, mais aussi un soupçon de David Lynch… Bref, Alan Wake puise ses sources dans des références tout à fait louables et la qualité du jeu s’en ressent. En tout cas, c’est bien parti pour qu’Alan Wake n’ai rien à envier à la série Lost !
L’ambiance est très sombre et horrifique certes, mais les développeurs disent tout de même jouer entre la nuit et le jour, la peur et l’humour. Nous avons pu jouer à des séquences de jour (l’arrivée d’Alan dans le village), et de nuit. Remedy veut insister sur le coté paranormal et noir de son jeu en plaçant le joueur de temps en temps dans des situations confortables… avant de sombrer dans les cauchemars qu’il a écrit. Oskari Häkkinen prend également l’exemple d’une retransmission télévisée d’un talk show où Alan Wake était invité (je le rappelle, c’est un peu un Dan Brown ou un Stephen King). Le joueur (Alan Wake à Bright Falls) se regarde discuter, rire, dans ce boitier télévisuel… alors qu’il vient de vivre des cauchemars inimaginables la nuit précédente !
L’opposition jour/nuit ne s’arrête pas là, puisque la lumière sera votre seul espoir quand vous arpenterez les bois la nuit (les deux épisodes que nous avons faits ne donnent à voir que ce genre de décors, mais ils ne sont pas monotones !).
Le roman d’Alan fait son apparition dans la réalité sous forme d’ectoplasmes (comparables à des zombies rapides), d’objets sans âme qui prennent vie (voitures, arbres, ce qui n’est pas sans rappeler certains romans de King), mais aussi des animaux comme les oiseaux, très proches des Krylls carnivores de Gears of War. D’ailleurs, le principe de destruction de l’ennemi est le même que dans cette scène de Gears : la destruction par la lumière.
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Je l’attends de pied ferme.
Cependant, faire d’Alan Wake un blockbuster exclusif à la 360, pari très risqué de Microsoft.