Ubisoft « la grosse aventure »

Quand l'Ubiquité naît de la volonté

Publié le 13/11/2009 | Par Phae & Kaham | Catégorie : Focus

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L’ubiquité d’Ubiligne_grise

phae_noir_19Toujours dans cette optique de rendre Ubisoft incontournable, les cinq frères Guillemot vont profiter de leur expérience en distribution (n’oubliez pas, ils ont commencé comme cela au début de leur aventure). Pour mettre en place un vaste réseau de distribution, avec plus de vingt filiales dans plus de cinquante pays différents, et devenir entre autre le distributeur de titres prestigieux de firmes japonaises. Ainsi, Ubisoft distribue en Europe des titres comme les Final Fantasy, ou bien encore Dragon Quest… Étonnant non ?

Yves Guillemot PDG d'UbisoftAvec l’objectif de garder toujours une longueur d’avance sur la concurrence, les dirigeants d’Ubisoft ont entrepris de faire l’acquisition quasi systématique de studios prometteurs, ou bien encore présentant un intérêt technologique. Par exemple, Ubisoft vient dernièrement de racheter le studio Nadeo, créateur de la fameuse série Trackmania. Pariant sur l’innovation, mais aussi sur l’avenir (c’est d’ailleurs en pariant sur Michel Ancel et la Playstation 1 qu’Ubisoft a réussi un de ses plus grands tours de force), ils investissent sur un large panel de titres très prometteurs comme : The settlers (avec le rachat du studio Blue Byte) ou bien encore l’ensemble de la franchise « Tom Clancy » (avec l’acquisition du studio Red Storm Entertainement fondé par l’écrivain Tom Clancy en personne). kaham_bleu_15C’est sûrement l’une de leurs meilleures acquisitions, car on compte plus d’une vingtaine de jeux estampillés Tom Clancy, sur environ quinze plateformes différentes ! Et il s’agit pour une grande majorité, de titres de très bonne qualité, j’oserai même dire que chacune des licences a fait parler d’elle à sa sortie pour son renouveau du genre. Ils renforcent aussi leur portefeuille avec des licences fortes comme Naruto, ou Les experts, ceci leur assurant des revenus qu’ils peuvent réinjecter dans des projets d’envergure…

On notera aussi l’incursion (plus ou moins contestée par les core gamers) dans le casual gaming et le « grand public » avec des titres comme Léa passion, la qualité des softs ne rentrant pas en compte : commercialement parlant, Ubisoft installe encore plus son emprise sur cette industrie touchant toutes les strates de joueurs, jeunes comme vieux, gamer ou non… Passant par le salon, faisant rire votre grand mère aux éclats alors qu’elle tape sur des lapins « crétins ». Amusant votre petite sœur qui se prend pour une styliste, tout en vous faisant rentrer à la CIA pour servir le programme Echelon, et chausser vos lunettes de vision nocturne.Splinter Cell conviction une des bombes d'Ubi à venir

Nintendo, Sony (avec son magic stick) et Microsoft (avec le projet Natal) sont en train de nous démontrer avec leurs différents projets d’interface qu’il existe bien plus que les simples « gamers » comme consommateurs de loisirs numériques. Et malgré le respect dû à nos amis précédemment cités, la manne financière du joueur occasionnel n’étant pas une donnée négligeable, ce serait une erreur pour un éditeur comme Ubisoft de les bouder. Et même une erreur commerciale de poids : ne pas prendre un tournant décisif dans une industrie comme celle du jeu vidéo (qui évolue vite, très vite !) peut en effet vite être fatal.

Ubisoft est devenu en quelques dizaines d’années, un éditeur, un distributeur, un inventeur d’univers vidéoludique (quasi) universel… Et qui pourrait bien reprocher à nos Frenchies de réussir et de vouloir continuer ?

Le cross média, la nouvelle force d’Ubisoft ?ligne_grise

Ubisoft ne se contente pas d’être un des grands du divertissement numérique. Ainsi les frères Guillemot ambitionnent d’investir d’autres médias (à l’instar d’un Ankama en France), ils visent la convergence des médias, explication : l’idée est de générer un univers le plus vaste possible autour d’un jeu comme celui de Sam Fisher par exemple. Pour se faire pourquoi ne pas utiliser les séries TV, la presse, la télé, les goodies et autres outils marketing ? Dans cette optique, Ubisoft a fait l’acquisition de studios spécialisés dans les effets spéciaux : CGI par exemple en 2006, ou Hybride Technologies responsable des effets spéciaux du film 300, et plus récemment du spin off Assassin’s Creed : Lineage (véritable tour de force filmique), utilisant leurs compétences pour ses jeux vidéo, mais aussi pour porter leurs franchises sur d’autres médias.

Le but est de générer une communauté de fans, tout en étendant l’impact de leur franchise. Toucher un plus large public et créer une véritable émulation autour de leur titre. Après tout, qu’a le Prince de Perse à envier aux séries actuelles ? Pourquoi ne pas porter Sam Fisher au cinéma ? (arrêtez de rêver ce n’est pas prévu pour le moment !!! dommage, mais Prince of Persia l’est bel est bien ! Alors, contents ?).

Sans compter le store Ubisoft, où vous pourrez trouver vos lapins préférés en figurines, pour faire marrer tous vos amis en les mettant sur votre bureau.

Bref, Ubisoft utilise l’ensemble des « armes » marketing et commerciales dont il dispose pour étendre son influence et faire de ses jeux des références, que ce soit chez les joueurs comme chez les non joueurs (je vois déjà les anti-consuméristes s’emporter…). N’oublions pas non plus que, pour pourvoir produire des jeux d’une qualité exceptionnelle comme Beyond Good and Evil, Rayman ou autre, Ubisoft doit investir de plus en plus, et cela réclame des revenus qui suivent cette progression croissante de dépenses…

Et en cela, on ne peut que féliciter la réussite commerciale d’Ubisoft (928 millions de chiffre d’affaire en 2007-2008), qui par sa volonté perpétuelle d’innover (265 millions d’euros investis dans le pôle Recherche et développement en 2007-2008) emporte cette société vers les sommets de l’industrie vidéoludique. Notons aussi que malgré l’évolution fulgurante et la réussite, Ubisoft est restée avant tout une affaire de famille : en effet les cinq frères se partagent des postes clefs au sein de diverses sociétés tournant autour du loisir numérique, siégeant tous au conseil conseil d’administration de la firme et prenant les décisions de concert. Preuve que de la fratrie peut naître quelque chose de bien plus grand que des heures de rigolades, à se taper dessus à coup de polochons (même si c’est vachement bien, soit dit en passant).

Je tiens à dire que tous les frères et sœurs ne se battent pas qu’à coups de polochons ! Rappelle-toi de Caïn et Abel, Romulus et Rémus, Serena et Venus, Osiris et Seth… Osiris qui d’ailleurs, comme Ubisoft, a acquis un don d’ubiquité : son frère Seth l’a découpé en morceaux et les a éparpillés à travers l’Egypte. Niarf.

En bref : Ubisoft, c’est l’histoire d’une réussite, qui on l’espère perdurera, et continuera à nous faire rêver, voyager, passer des heures et des heures d’aventure uniques et magnifiques… Et le tout à la sauce française s’il vous plaît !!!

Un grand merci à IG qui m’a beaucoup aidé pour réaliser ce post, grande source d’inspiration que j’ai recoupé avec le site corporate d’Ubisoft, ainsi que d’autre sources…

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Commentaires (1)

romero ! love :D

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