Dead Space

Laissez vous saisir par l'étreinte glacée de la mort

Publié le 26/10/2009 | Par Phae & Kaham | Catégorie : Tests complets

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phae_noir_6Resident Evil tient depuis longtemps le haut du pavé au niveau survival horror, mais Electronic Arts a su apprendre du maître Mikami. Inspiré par des références cinématographiques mais aussi par son illustre aîné, Dead Space est une symphonie horrifique à vous glacer le sang. La tension toujours palpable et la peur instillée par l’univers mais aussi la fragilité de votre personnage ainsi que des pépites de gameplay font de ce jeu un indispensable, réveillant en nous la douce et malsaine volonté de se faire peur. Vous savez, la peur primaire, ancestrale, celle qui vous fait dresser les poils sur les avant-bras, ressentir ce frisson qui vous parcourt l’échine… Dead Space est à coup sûr le survival horror de la relève : moins torturé qu’un Silent Hill, pas moins action qu’un Resident Evil, il garde en permanence le joueur en haleine. Quand vous ne priez pas pour votre vie, vous stressez en prévision du prochain passage où vous allez le faire. EA signe ici un tableau de maître, qui est à comparer au niveau frayeur, à la scène dans l’exorciste où la gamine descend les escaliers à l’envers (mais détail important : vous aviez 8 ans en le voyant. Oui, parce que maintenant mes chers lecteurs, les films d’horreur ne sont plus ce qu’ils étaient ^^). Dead space est juste mythique !

kaham_bleu_18Le jeu puise son inspiration dans la SF classique mais efficace. Chuck Beaver, le senior producer de Dead Space, cite régulièrement des films comme Alien (Ridley Scott, 1979) pour le confinement et l’exploration en solitaire, ou The Thing (John Carpenter, 1982) pour son coté monstres crades et infection des humains par un « parasite ». On ne peut s’empêcher de penser à Event Horizon (Paul W. S. Anderson, 1998) pour le début de l’aventure et pour l’aliénation de l’équipage, même si vous aurez beaucoup moins de répit et de chance dans Dead Space que les personnages du film.

Isaac le hero mecanicien de Dead spaceJe tiens à remercier mon acolyte pour ce petit bijou ! Pour la petite histoire, je n’avais pas entendu parler de ce soft, c’est Kaham qui m’en a parlé, les captures d’écran que j’avais pu voir sur les différents sites n’étaient pas franchement engageantes. Et j’ai bien failli passer à côté de cette pépite…

Mais ne perdons pas de vue notre sujet : Dead Space est BEAU, dès les premières minutes, l’espace se montre sous ses plus beaux atouts… les vaisseaux mais aussi le Chara-design (certes particulier, mais franchement inspiré) démontrent encore une fois la maitrise d’Electronic Arts. Loin de faire du copier/coller, Dead Space, nous montre qu’on peut voir le futur différemment de George Lucas et être crédible. Aucune faute de goût ne viendra gâcher votre expérience horrifique, et jamais vous n’aurez l’impression que le vaisseau fait toc.

Le bestiaire est fourni, mais surtout il est pensé pour que chaque monstre vous donne du fil à retordre et à chaque nouvelle découverte d’un ennemi, il faudra faire fonctionner votre cervelle à plein régime (et oui, parce que jamais vous n’aurez le temps de souffler) pour le vaincre le plus rapidement possible, ou éviter qu’il se transforme en un nécromorphe encore plus redoutable.

concept art d'un monstre de Dead spaceLe bestiaire est (a)varié et redoutable dans les difficultés les plus élevées, et il vous faudra vous défendre différemment selon le type de nécromorphe qui vous attaque.
Vous incarnez un pauvre petit technicien qui n’a jamais eu le temps de faire de la muscu ou de se former aux armes à feu, et qui du coup, va utiliser tout les outils qui lui tomberont sous la main. Pas d’arme de bourrin donc, mais des outils de « mécano du futur ». La particularité des combats réside dans l’insensibilité des ennemis quand vous leur tirez dans la tête ou le corps. Dead Space vous poussera à démembrer les nécromorphes, jusqu’à ce qu’ils ne puissent même plus ramper avec les bras pour vous atteindre. Sinon, le slasher, un zombie ultra rapide, continuera à vous pourchasser (certes moins vite) même s’il a les deux jambes coupées. L’infector s’obstinera à transformer les cadavres en zombie s’il n’a pas les deux « ailes » coupées. Le Lurker (un bébé humain infecté, miam, miam…) possède trois tentacules qui jettent des projectiles, et il faudra les découper une par une pour s’en débarrasser. Mais il reste quelques exceptions, qui vous feront utiliser d’autres type d’armes ou de subterfuges,  le mieux étant à mon avis, de déguerpir le plus vite possible et de s’enfermer dans une petite pièce. Si, si… Mais non, les nécromorphes ne peuvent pas passer par les conduits d’aération ! Où allez-vous chercher ça ? Mais non. Vous y serez très à l’abri…

L'univers horrifique de Dead Space somptueusement glauqueMais là où les petits gars d’EA nous ont le plus gâtés, c’est sur l’armure d’Isaac (et oui, c’est votre nom !). En effet, franchement innovante et stylée, l’armure d’Isaac est aussi votre seul et unique HUD. Une sorte de tube rempli au niveau de votre colonne vertébrale représente votre vie. La stase (qui deviendra vite votre meilleure amie ^^) est quand à elle, un demi-cercle coloré sur votre armure… Mais là où ils ont eu un trait de génie, une vraie fulgurance créative, c’est de faire apparaître l’ensemble du HUD de votre inventaire en projection holographique dans l’univers du jeu. Loin du simple gadget graphique, cet affichage vous rend vulnérable même lorsque vous le consultez. Changer d’arme, recharger votre stase, prendre de la vie deviennent des moments redoutables, où vous êtes de la chair fraiche pour les nécromorphes, mais surtout de la chair fraiche sans défense !!!

Heureusement, vous aurez grâce à votre combinaison quelques « gadgets » qui vous serviront à gagner du temps. La stase vous permet de ralentir objets ou ennemis pendant un court instant. Pratique pour vous plonger dans votre inventaire, ou tout simplement détaller comme un lapin en limitant le nombre d’assaillants capables de vous coller aux basques. Également au rayon des bons outils bien pratiques, la télékinésie vous permet de déplacer des objets, ou de les balancer sur vos ennemis.

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Commentaires (2)

Je suis pas vraiment d’accord dès le début sur le dit Survival Horror = Resident Evil, pour un Survival Horror je taperai vraiment plu dans un Forbidden Siren, Project Zero, même Alan Wake fait plus peur et sursauter que Resident Evil.

Bref le sujet de votre article est Dead Space, et j’avoue que ça me donne vraiment envie d’y retourner, m’en fou le 2 arrive sous peu, mais merçi à vous 2 pour ce très bon article!

Je vous invite tous a faire un petit tour sur mon blog

Resident evil est l’instiguateur du genre survival horror, même si effectivement Alone in the dark est un précurseur c’est bien le jeu de shinji Mikami qui a lancé la vague survival… Dommage que le 5 soit parti beaucoup plus dans l’action…

En tout cas Dead space se classe clairement dans le genre survival horror car il en garde les mécaniques principales (même s’il a l’idée géniale de les détourner pour mieux les renforcer !)

Au fait sympa ton blog !

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